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  La gazette du régatier
 en 2020   
(par GDL)

 

  

    ........................... Enfin (!) c'est l'ouverture de la gazette 2020, ça n'est pas trop tôt en ce 25 juillet 2020 ! 

  Chers amis intéressés par l’activité "régates" de notre Asso - et les autres -, voici la "chronique régatière" de notre talentueux Gilles de Léon

 - Solo des jouëtistes du 25 juillet : Gilles nous communique ci-dessous le compte rendu  :

1° régate amicale de l’Asso en cette ère de COVID, la solo du club marque le retour des régates après 4 mois de suspension pour cause de pandémie.

Le parcours : une sorte de quadrilatère sur le bassin d’Arcachon Sud (Pour ceux qui connaissent : départ CVA direction la 6 qu’on laisse à tribord, puis on monte dans Mapouchet, on vire à tribord dans Girouasse et à la E1 on vire dans le chenal du courant qui débouche dans le Teychan et arrivée à la cardinale 3 face au CVA)
La météo ; parfaite soleil avec du bon vent entre 5 et 10 nœuds établis avec quelques rafales jusqu’à 13-14 nœuds. BM : 16H50 coef 80.  

Les participants :

1° Pierre Dussault sur Phœnix

2° Pierre Briol sur Gwalior

3° Jean Laugar sur Lady Bird

4° Joël Garay sur Patxi

5° Jacques Migné sur Émile Bourgadion

6° Patrice Woné sur Hapchot

7° Alain Mozas sur Calinoo

8° Laurent Berton sur Bonaire

9° Gilles Aberkane sur Léon

10° Sébastien Rebillard sur Pouch Pouch

  Et le directeur de la course : notre responsable de la flotte : 
Michel Thouraud sur Galerne qui nous a concocté le parcours et 
a organisé une course comme les officiels de la FFV 
avec départ à la VHF avec décompte des 5, 4 et minutes. 
( Merci l’artiste, je sais bien que tu aurais préféré régater avec nous).

 

La régate :

Après l’annonce du parcours 5 mn avant le départ avec choix du parcours dans le sens horaire, Michel donne le départ. Immédiatement les régatiers habituels prennent un bon départ et un petit trou est tout de suite fait avec en tête Jacques, suivi par Laurent, un peu décalé par rapport à eux Jean et Joël, puis très prêt de Joël, Gilles, un trou puis Pierre B et Patrice qui n’ont pas pris un bon départ, puis encore plus loin Sébastien R. et Pierre D.

A la 6 c’est Jacques qui vire en tête avec Laurent dans son tableau de bord, puis décalé en plein dans le chenal Jean suivi de Joël, plus loin Gilles, encore plus loin Patrice W. devant Pierre B., puis Sébastien R., Alain M. et Pierre D.

Dans Mapouchet où l’on est contre le courant les connaisseurs comme Jacques, passent eux aussi sur le bord et remontent…

A l’arrivée dans Girouasse avec le vent qui mollit, c’est Jacques qui vire en tête suivi de prés par Laurent, 50 m plus loin arrive Jean, 20 m plus loin arrive Patrice suivi dans son tableau arrière par Gilles lui-même collé par Pierre, 30 m plus loin Joël en solitaire, et 50 m à peine plus loin arrivent Sébastien, Alain et Pierre D.

Au bout de Girouasse, bord de portant avec voiles en ciseaux pour tout le monde et dérive relevée pour ceux qui y ont pensé, les positions se sont resserrées, et c’est Émile qui vire encore une fois en tête, marqué de très près par Laurent, Jean et Patrice qui, telle une locomotive, remonte doucement mais sûrement. Moins de 10 m derrière Patrice, Gilles toujours poursuivi par Pierre B, 30m plus loin, Joël esseulé qui a fait un mauvais choix tactique dans Mapouchet, puis plus loin mais ne lâchant rien, Sébastien, Alain et Pierre D. C’est donc le sprint pour l’arrivée et 6 bateaux peuvent encore gagner…

Et c’est là que tout se joue et se perd pour certains, comme pour moi…

N’ayant pas regardé de près la carte, je pensais que pour l’arrivée il suffisait d’aller tout droit pour rejoindre la 3. Monumentale erreur, on est sur la fin du descendant et au milieu de la route directe pour rejoindre la 3, il y a un petit banc que l’on appelle Banc du Tess qui commence à se découvrir…

La messe est dite et l’on voit donc passer devant nous Patrice qui coiffe sur le fil Jean, suivi lui-même de rien par Pierre B., le temps que l’on se dégage, Joël est passé, puis Laurent enfin Jacques et moi-même et les copains Sébastien, Alain et Pierre D.

Mais revenons à la course alors que l’on se tient par la culotte et que je suis avec Pierre B que j’empêche volontairement de passer (toutes mes excuses Pierre, je te revaudrai ça), je vois devant moi, Laurent, qui prend la tête poursuivi par Jacques, prendre une option bâbord, et Jean suivi par Patrice prendre une option tribord. 
Sur le coup je ne comprends pas ce qui se passe, je pense que la course est terminée mais dans le doute je me dis suivons le champion du monde Laurent, et je vire à gauche tandis que Pierre B et Joël plus loin font le choix de Jean et Patrice…

L’option bâbord est plus courte et je me dis que Laurent a été rusé comme d’habitude car la cardinale d’arrivée est à moins de 20m, lorsque en faisant le tour du banc du Tess j’entends ma dérive frotter avec 80cm d’eau au sondeur, et ce alors qu’on est à moins de 10 m de la cardinale. … Obligé de tirer un bord pour rejoindre la cardinale, et ce alors que Laurent était en tête avec Jacques dans son tableau arrière et moi tout près … 

 

Le podium :
Toutes mes félicitations à notre Soliste 2020, le nordiste Patrice d’Hapchot qui a fait une course très solide car mal parti, il a remonté tout le monde pour finir par coiffer Jean sur la ligne.
Respect à Jean de LadyBird, le sudiste du plateau qui a sauvé l’honneur du Sud, et mérite vraiment d’en gagner une.
Et mention très spéciale pour Pierre de Gwalior. nordiste nouveau venu dans l’Asso, qui pour ses premières régates est particulièrement constant et incisif ( attention à lui)…

  Enfin tous mes remerciements à tous les participants et au comité directeur, grâce à vous nous avons passé un moment exceptionnel de sport et de complicité.
   Un petit bémol, la réunion de débriefing où l’on refait le monde autour d’un verre n’a pas pu se faire et quel dommage, je propose que pour la prochaine régate officielle de samedi
    prochain, on se donne un rendez-vous quelque part  ( l’Atlantide par exemple,  avec le respect des mesures barrières) pour célébrer ce moment de partage et convivialité.
          Gilles de Léon
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 Duo Bru 1 du samedi 1er août 2020 par Gilles :

Course mémorable, technique et très difficile, on pourrai l’appeler "Le Père Jean vous salue bien", ou "le retour de la marraine", ou le coup d’"escalumade".

  Météo ;
Ciel chargé, 20°, vent établi entre 8 et 12 nœuds avec rafales 15, mais très tournant. BM : 11H coef 65

  Parcours :  
tour de l’Île aux Oiseaux dans le sens horaire pour notre groupe 1 avec départ à 14H

  Après la longue interruption dû au COVID, le retour des régates officielles du CVA font du bien à tous les régatiers qui sont contents de se retrouver au port le matin.
Pour cette régate, Pierre B. a quitté Andernos à 6 h ainsi que Jacques, et Florian s’est levé aux aurores pour partir à 8H de Claouey.
Autour d’un café le matin on refait le monde en parlant des navigations faites ou à venir…

Mais passons aux choses sérieuses, tout d’abord les participants :

1 Pierre B de Gwalior (avec Alain Jourdan comme équipier)

2 Jean de Ladybird (avec Chantal la Marraine de notre association)

3 Jacques d’Émile Bourgadion (avec son fils)

4 Joël de Patxi (avec son fidèle Yannick)

5 Michel de Galerne (avec un copain)

6 Patrick Lucas de Galip (avec notre respecté Paul)

7 Gilles de Léon (avec mon corsaire préféré Patrice M)

8 Laurent de Bonaire (avec Thomas un jeune qui cherchait un embarquement pour régater)

9 Florian de Béléza (avec Alexis un copain)

 

Après une « grignote » à midi que j’ai trouvé bien silencieuse, probablement que tout le monde était préoccupé par les choix tactiques à adopter qui étaient bien difficiles au départ, nous sommes partis avec Patrice explorer le plan d’eau.
Nous étions donc départ face au vent sur du remontant en plus…

  Au signal de départ, nous partons bien en tête du groupe mais tout le monde est juste derrière, et nous commençons sur ce bord de près par enchaîner les virements de bord en avançant peu puisque nous sommes en plein milieu du remontant.

Rapidement 3 groupes se constituent, un bateau seul Jean avec la marraine de notre association (Chantal P. une femme extraordinaire très atypique, puisqu’elle est à l’origine de la création de la Voilerie du Bassin qu’elle a tenu jusqu’à sa retraite, non sans avoir assouvi sa passion, la voile, en ayant participé à de multiples régates à un niveau national), puis Jacques suivi de Pierre B. et de Florian, puis le groupe constitué de Léon, Galip, Bonaire, Patxi et Galerne.

Jean avec Chantal sont remontés vers l’Île et nous ne les reverrons plus qu’à l’arrivée…

Jacques avec Pierre B. et Florian sont aussi au nord du chenal, tandis que notre groupe reste au sud du chenal.

Dans notre groupe nous donnons le tempo jusqu’à la jetée d’Eyrac où notre bateau qui marchait si bien n’avance plus et ne fait plus de cap, et sans rien comprendre nous voyons la flotte nous doubler et s’enfuir.

A ce moment chacun tente des options, Patrick reste au sud du Teychan et nous décidons de le suivre. Laurent se met au milieu du chenal et tente sa chance et nous le voyons filer et caper comme un V2. Joël décide de rejoindre le groupe du nord et se retrouve derrière Florian, tandis que Michel fait route avec nous.

Vers la 15 et alors que le vent monte 14-15 Nœuds établis, le ciel s’assombrit et l’on voit vers le nord une sorte de brouillard très sombre et compact nous arriver dessus. Patrice m’explique qu’il s’agit d’une escalumade, terme que je ne connaissais pas et qui est un phénomène météo impressionnant. D’un seul coup on se retrouve dans une brume humide, fraîche, avec 10 M de visibilité, et des rafales à 25 nœuds. Personne ne met de ris, les bateaux gîtent, certains partent au lof, mais tout le monde régate.

Finalement à la une, c’est Jean qui est passé en tête loin devant tout le groupe, puis Laurent, suivi de prés par Jacques avec quasiment à la queue leu leu, Pierre B., Florian puis Joël, un peu plus loin Patrick passe victime d’une mauvaise option, puis plus loin, nous, et enfin Michel. Dans le chenal de Claouey, le vent fort entre 10 et 20 nœuds a tourné et nous retrouvons encore au prés, mais sans nécessité de virements de bord, et le phénomène météo ( qui je pense était plus une entrée maritime qu’une véritable escalumade) s’estompe un peu. Dans ce chenal, Patrick fait une excellente navigation, ainsi que Joël et finalement au moment de virer dans le chenal de l’Île, nous avons Jean avec prés d’1/4 heure d’avance sur Laurent qui a 50 m d’avance sur un groupe qui s’est formé constitué de Jacques, Florian, Patrick, Joël et Pierre. 100M plus loin nous arrivons, et 100 m plus loin notre ami Michel. Dans ce chenal le vent a baissé (5 à 9 nœuds arrière) et les spis sortent tous ensemble. Seul Pierre n’a pas pu sortir son spi et navigue avec les voiles en ciseau. Nous en profitons pour le ramarrer et le passer avant le Congre. Et à ce virage tribord, 2 bateaux ratent leur empannage sous spi (Jacques et Joël) et se retrouvent avec leur génois. Une fois de plus cela nous permet de remonter, nous passons Jacques mais il nous manquera quelques mètres pour passer Joël. Devant Jean a franchi la ligne il y a plus de 10 mn avant le second isolé qu’est Laurent, et derrière c’et une bataille de chiffonniers arbitrée par les 2 empannages de spi que se livrent Florian et Patrick. Au final il est bien difficile de savoir qui a fini devant tant les deux sont chauds bouillant. On retiendra que le classement donne Florian 2 s devant Patrick… Tous deux passent la ligne 1 mn 40 après Laurent. Puis 2 mn 40 après arrive Joël que nous suivons à moins d’une minute, notre bateau s’étant remis à marcher quand au portant nous avons remonté la dérive et donc les algues accrochées aussi… Puis suivent Jacques à 1 mn 40, Michel à 1 mn 40 de Jacques qui passe grâce au spi Pierre sur la ligne (2 s d’écart à l’arrivée)

Le temps du vainqueur Jean (qui devrait faire re jauger son bateau car il est "en Bis") : 3H11, vous comprendre qu’avec ce vent soutenu, nous étions bien fatigués à l’arrivée.

Un grand Bravo à Jean de LadyBird et son équipière Chantal. Ils ont  réussi une navigation sans faute qui leur permet de se classer 2ème de la régate (le 1er est un First 21). Voici enfin la victoire Jean, tu la mérites bien…

Une mention spéciale pour Laurent de Bonaire et son jeune équipier ils ont courageusement choisi une option qui leur a permis de se retrouver 2éme et de tenir cette place pendant 1H 30 jusqu’à l’arrivée avec des furieux derrière lui.

Enfin respect pour Florian de Béléza et Alexis  (qui sauvent l’honneur du Nord), et Patrick de Galip et Paul qui ont animé la fin de régate en se passant et se repassant, le tout sous spi et avec 2 empannages réussis…Chapeau Messieurs !
   Gilles de Léon

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Régate du dimanche 09 août  2020 "Paires Impaires et Passes"  au CVA   (comptant pour le gain du Trophée JCF 2020)

Notre artiste chroniqueur habituel (Gilles de Léon) étant absent à cette régate (mais Léon était là, sous le commandement de son talentueux équipier habituel Patrice M.), merci à Michel T. (de Galerne mais exceptionnellement avec LadyBird sur ce coup) d'avoir bien voulu envoyer un compte rendu pour informer les "reste à terre"

  Parcours côtier consistant à aller virer à la 13 et retour

Panne de vent au départ, seul Léon, en milieu de ligne peut partir sans problème, Gwalior, Génius, PouchPouch  et Ladybird se font sortir de la ligne par le courant.
En s’aidant du bateau comité, Génius arrive à partir et répare immédiatement tandis que Gwalior, PouchPouch et Ladybird luttent  contre le courant pour prendre le départ.

Au bout d’une douzaine de minutes les 3 malheureux finissent par partir, loin derrière Génius et Léon qui se bagarrent déjà pour la première place des JOUET680.
Le vent se lève en s’orientant Nord ce qui favorise les 3 retardataires qui reviennent progressivement sur la tête de course.
Seul Gwalior avec Pierre en solitaire ne peut lancer le Spi.

A la bouée 14,  Ladybird suit Génius puis passent Gwalior, Léon et PouchPouch.
Empannage à la bouée 13, Ladybird alors dans le sillage de Génius passe 1er des Jouet680 puis suivent Gwalior, Léon et PouchPouch..
Retour vers le CVA en laissant la bouée 15 à tribord, Gwalior passe second et les positions restent inchangées jusqu’à la Chapelle.
Génius et Léon finissent sous Spi.

Classement des Jouet680 à l’arrivée : 1er Ladybird,  2ème Génius,  3ème Gwalior,  4ème Léon,  5ème PouchPouch,  6ème Galip.
Une régate très mouvementée, influencée par un vent capricieux.
Une performance remarquable de notre navigateur solitaire Pierre B, une manœuvre habile de Ladybird à la bouée 13.

Le trophée JC Faucher est bien lancé.
Ladybird finit 4ème de la régate CVA.
     Michel T.

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Régate du dimanche 23 août  2020 dite "La Solitaire du Bassin" au CVA

Dimanche 23 aout 2020 14h, bassin d’Arcachon, nouvel épisode de la saga Jouët à travers la création d’une nouvelle régate (une régate en solitaire) à l’initiative du vice-président du CVA (j’ai cité Jacques Migne) et de son président Eric Limouzin.
Météo : Soleil, vent classique NNW, régulier entre 7 et 12 nœuds, BM : 15h30.
Parcours de type côtier, départ devant CVA, aller virer la 14, retour CVA, aller virer bouée des Hosses et arrivée CVA.

  Pour cette première du CVA, le succès ne me semble pas au rendez-vous car il n’y a aucun départ de bateau dans le groupe 3, 7 bateaux dans le groupe 2, mais 15 bateaux dans le groupe 1 (dont 12 Jouëts).   La flotte Jouët au départ :

Hors Asso :   Galip skippé par Patrick Lucas que je surnomme affectueusement le professeur tant il est un puits de science sur le Jouet et la navigation sur le Bassin.

Dans l’Asso :

Beleza skippé par Florian Darribat (un jeune qui monte fort) nordiste ;

Bonaire skippé par Laurent Berton, le champion en titre 2019 de l’Asso, une valeur sure, sudiste ;

Émile Bourgadion skippé par Jacques Migne, notre cher président d’Asso qui a d’ailleurs concocté un chouette tracé, et qui reste toujours un adversaire opiniâtre, nordiste ;

Galerne skippé par Michel Thouraud, notre chef de flotte, qui participe à sa dernière épreuve de l’année puisqu’il a fait le choix d’une intervention pour revenir plus fort aux affaires après sa rééducation, sudiste ;

Genius skippé par Patrice Mouchague, le corsaire de la flotte qui navigue sur tout ce qu’il trouve avec des résultats très réguliers, attention à lui, cet homme est dangereux tant il en veut, sudiste ;

Gwalior skippé par Pierre Briol, notre expat revenu pour sa retraite sur Andernos et qui est un challenger redoutable comme tous ces anciens de l’aéronautique, nordiste ;

Hapchot skippé par Patrice Wone, un marathon man bien taillé, marin de toujours et récent vainqueur de la solitaire de l’Asso, nordiste ;

Ladybird skippé par Jean Laugar, l’homme de l’année qui a performé aux 2 dernières régates et que tout le monde voit comme le challenger au championnat du monde Jouët de samedi prochain, vas-y Jean, sudiste ;

Léon skippé par Gilles Aberkane (moi-même), qui continue mon apprentissage de la voile grâce à tous ces copains, je vous remercie tous, sudiste ;

Patxi skippé par Joël Garay, surnommé affectueusement la force basque, ou le Basque, qui navigue de toujours et est une valeur sure des régatiers du bassin, attention à lui pour le championnat du monde, sudiste ;

Pouch-Pouch skippé par Sébastien Rebillard, le deuxiéme jeune de l’Asso qui a eu la gentillesse d’abandonner son 5.90 pour se mettre sur Jouët il y a peu, et maintenant qu’il a équipé son bateau et compris le fonctionnement, on va voir ce que l’on va voir, vas-y Seb, sudiste.  

Le retour aux affaires du « professeur » :

  Départ à 14h05, et globalement tout le monde part bien sauf Pierre qui a du retard.

Devant on retrouve Galip et Beleza, suivi de près par Pouch Pouch, puis Léon, puis quasiment tout le monde ensemble, c'est-à-dire Patxi, Galerne, Émile, Bonaire, Genius, Ladybird, Hapchot et Gwalior.

Virer la bouée des Hosses est une formalité pour tout le monde, mais déjà des écarts se créent. Tous les retards sont dus à des problèmes de préparation pour tout le monde, et celui qui gagnera la régate est celui qui n’aura pas eu de soucis.

C’est Hapchot qui débute les soucis,  un problème avec son bout qui bloque sa barre et qui va le contraindre à bricoler et lui faire perdre pas mal de temps. Puis c’est Jean sur Ladybird qui a passé son écoute de génois à l’intérieur des haubans, l’arrêt obligatoire ne sera jamais rattrapé.

Pendant ce temps là la tête de course avance, et à la 15 c’est Beleza qui a 20 m d’avance sur Galip, puis passent dans son sillage 3 bateaux, Pouch Pouch, Léon et Patxi, plus loin la horde sauvage avec Bonaire, Genius, Ladybird, Galerne, Hapchot, et un peu plus loin Émile et Gwalior.

A la 15 toujours Beleza clairement en tête, et qui vise l’Île, suivi par Galip , Pouch pouch, et Patxi, tandis que sur Léon, je préfère faire route directe et je vise la bouée des Hosses laissant les pré-cités monter au nord pour se protéger du courant et avoir un meilleur angle de tir pour leur spi.  


Derrière moi tout près (5m)  il y a la horde sauvage qui a fait le choix de me suivre et je ne fais pas le malin. Envoi du spi en même temps pour Beleza, Galip et Léon, et donc Léon fausse compagnie à la horde qui n’avait pas prévu de mettre le spi si tôt, tandis que Galip a rejoint Beleza au nord de l’Île, et la bagarre commence sur le mode du match racing, Beleza ne voulant pas laisser passer Galip.

Avec cette bagarre que j’observe, je comprends vite que Florian maintient Galip au Lof et les empêche tous deux de prendre la bonne trajectoire. Du coup je me concentre sur mon spi et ma route et je les passe 20 mètres avant la bouée club que je vire en tête. Suit 10 m derrière Galip, et dans son sillage Florian, malheureusement le blocage de la barre de Florian lâche devant la bouée qu’il touche et Patrick lui dit bien sûr qu’il doit faire un 360 pour réparer. 50 m derrière eux la flotte avec Patxi, Pouch Pouch, Genius, Bonaire, Galerne, Ladybird et Hapchot, et quelques mètres plus loin Émile et Gwalior qui ne se lâchent pas.

 Au moment où je vire la bouée club en tête, je perds du temps car j’ai affalé le spi un peu tard et quand je débute mon bord de près, sans que je comprenne pourquoi mon bateau qui marchait si bien n’avance plus et ne cape plus. Je vois filer Galip et Beleza et arriver et me doubler Patxi, Pouch Pouch, Genius. Je suis alors assez fatigué et me dis ce n’est pas bien grave lorsque je comprends que je n’ai pas redescendu ma dérive à la bouée… Dés qu’elle est redescendue je retrouve mon bon Léon, et au virage de la bouée des Hosses, calmement mais méticuleusement j’envoie le spi qui me permet de repasser PouchPouch, Patxi et Genius (qui eux n’envoient pas le spi), et de venir mourir sur Beleza qui fait son 360 juste avant la ligne. Patrick Lucas nous a pris 5 mn sur ce petit aller-retour (CVA les Hosses), suit Beleza donc à 5 mn, puis Léon à 1mn30, puis à moins d’une min Patxi (sans spi), puis à moins d’une min Genius et Pouch Pouch, puis à moins de 2 min Bonaire, Galerne, Ladybird et Hapchot, et tout près Émile et Gwalior.

 

Au total une régate majestueuse avec du bon vent et un soleil sympathique qui nous a vu naviguer en flotte, que du bonheur mais quelle fatigue.

Sinon je retiendrai que tout le monde a eu des soucis techniques liés à une mauvaise préparation des bateaux, sauf peut-être Patrick Lucas qui ne nous a pas raté, chapeau bas Monsieur le Professeur.

Également un grand bravo au jeune qui monte, j’ai cité Florian de Beleza, qui a eu son lot de problèmes techniques (mâchoire de tangon grippée qui fait qu’il a envoyé le spi sans tangon, puis il a eu le temps de le débloquer ensuite) et dont je fais un des favoris pour le championnat des Jouëts de samedi prochain.

  Sans oublier tous nos remerciements aux organisateurs qui ont permis à nous tous de passer un très bon moment de complicité et de sport.  

Amis Jouëtistes, samedi prochain 29 août a lieu une régate officielle du CVA intitulée la 680 Connexion ouverte à tous les Jouët 680 (couplée à Ronde Du Bassin pour tous types) et qui est en général un tour de l’ÎÏe aux Oiseaux.
Cette régate est importante pour notre Association car depuis plusieurs années il a été convenu que celui qui la remporterait serait le champion du monde des Jouët de l’année.
Patrick Lucas et Laurent Berton l’ont gagnée à de multiples reprises, seul Michel Thouraud parvenant à en gagner une, entre Patrick et Laurent.
Laurent est le champion sortant.
Les challengers de poids sont multiples et la bagarre va être probablement magnifique.

Que le meilleur gagne.

Gilles de Léon

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Régate du samedi 29 août 2020  la "680 CONNEXION" (dite Championnat du Monde des Jouët 680)  au CVA

Ne commençons pas par le début, voici les photos de l'arrivée triomphale de GENIUS en tête du peloton (beau ciel, beau spi !) et dessous les portraits de la nouvelle championne sur son bateau puis lors du débriefing,, des 3 champion(ne)s du monde réunis pour fêter une nouvelle adhérente à ce club très fermé ...
 Bravo Nelly, bravo l'équipage de Genius, vous étiez les meilleurs sur ce coup là ! !!

 

    

 

Ce fut une sacrée empoignade et le ciel  "jouait le tango avec les Jouët" ... dixit Chantal.
Notre rédacteur en chef Gilles de Léon n'a pu participer à cette course pour raison de santé. La bonne nouvelle c'est que tout va bien pour lui maintenant et nous sommes impatients de le voir reprendre au plus vite sa chronique. 
Plusieurs rédacteurs ont envoyé leur témoignage sur la course. Avec tous mes remerciements, voici leurs contributions assemblées ci-dessous : 
 
de :    Chantal P notre "marraine"., Florian de Béléza, Jean de LadyBird et Cdt Al@in de Calinoo2

Vu de Genius champion  (Chantal)  :
Une pensée pour toi Gilles, je te soumets mes délires, je suis ivre de cette belle journée.
Je suis rentrée avec mon fidèle vélo, vent arrière et le nez au ciel, en songeant à cette belle navigation.... Sur une idée de Laurent, une demande de Nelly, plus une complicité de Patrick (et mon désistement à ma chorale), je me retrouve sur Génius et la pression de la "680 Connexion". Un bon départ, mais une belle molle sur ce milieu de ligne fait que les copains au bateau comité, un peu en retard, nous talonnent de trop près avec une belle vitesse à notre vent. Faut pas traîner, on vire pour exploiter la droite du plan d'eau, on est pas les seuls. Je sens Patrick un peu tendu, les risées sont instables en force, je mets ça sur le dos d'un vent pas encore en place. Nous tricotons avec Patxi et Galip à la 6 et dans Mapouchet, des molles vers les parcs, plus de courant au milieu, jusqu'à la pointe aux Congres c'est un véritable jeu d'échecs où le tango du ciel nous apparaît de plus en plus joueur. Patrick nous aide à nous concentrer, pas droit à l'erreur, "le coach" tient le manche et notre adrénaline doit l'accompagner. Trois traînées orageuses semblent jouer leur propre compétition, et dans le chenal de l'île, les places se précisent. Nous jetons un oeil derrière nous, ils sont groupés comme un vol en migration avec leurs ailes blanches dans ce ciel de fête. La palette des gris, des blancs, les formes rondes, longues, ils sont tous là, les beaux nuages, tout contents de voir la chevauchée fantastique des Jouët. On sort du chenal de l'île en débridant, la horde sauvage arrive, Galip envoit sa voile secrète, Patrick réclame "qu'il faut faire quelque chose", allez! quelques degrés de plus de sécurité pour le confort de ces dames, et la bulle nous sauve de la morsure de "l'échec et mat". Passer la balise de Bancot, affaler, régler, surveiller, ne pas se relâcher, il fait la soif du suspens. Notre avance semble confortable, le système orageux à fait son bal et se trouve à l'Est du plan d'eau, la rotation du vent nous permet de renvoyer les couleurs jusqu'à la ligne pour finir en beauté avec le sourire de Nelly et notre satisfaction, eh! elle était bonne ton idée Lolo! La flotte est arrivée comme une bande de bon copain, groupé, ça me donne de l'émotion. Voilà, les impressions d'une équipière de passage. 
Avec les autres récits, tu sauras bien construire ta fidèle gazette. En t'espérant vite rétabli sur ton bon Léon.
Amicalement à tous Chantal

Vu de Béléza (2ème) (Florian) :  
Samedi matin.  Après avoir récupéré son équipage de nordiste composé d’Alexis et de Patrice, Beleza fait route au moteur dans la petole jusqu’au port d’Arcachon pour déjeuner avec le groupe de jouetistes et s’inscrire.

Très vite nous préparons Beleza pour partir rejoindre la ligne de départ dans un vent faible.
La procédure est lancée par le comité de course, voici la minute avant le départ qui commence, Beleza combat avec Ladybird dans son tableau arrière au bateau comité, tandis que les autres jouet sont plus sous le vent, nous passons la ligne lancés 9seconde après le top départ, peut mieux faire, mais à ce moment je juge que notre départ est le meilleur, très vite Genius part sur la droite du plan d’eau et nous décidons de le marquer à la culotte. Nous remontons vers la 6bis en contrôlant Patrick, enfin, nous pensions le contrôler, puisque à l’abord de la 12 où je décide de virer un peu trop tôt dans le chenal (route directe sur la 6bis), 20m sous le vent de Génius qui, profitant d’un faible courant et d’un meilleur angle au vent nous a littéralement déposé sur place ...nous nous accrochons jusqu’à l’entrée de Mapouchet mais Galip, Patxi, Ladybird, Pouch Pouch et d’autres jouet nous ont passé comme Genius, Beleza s’accroche dans Mapouchet mais statut quo. Arrivé à l’abord de la pointe du Congre nous sommes en milieu de flotte, le vent monte sous un ciel chargé et nous parvenons à refaire un peu notre retard dans le chenal de l’Île avec ses fortes rafales très oscillantes... mais L2B et Galip sont encore juste devant nous ...Patrick lui s’est déjà échappé avec ses girls !(il est trop tard pour espérer le rejoindre) une fois la 9 dépassée nous abattons au bon plein travers, Galip a de l’avance sur nous, L2B est sous notre vent au même niveau, la horde derrière nous nous maintient sous pression, le vent est toujours soutenu mais plus raisonnable, nous préparons le spi, mais, refroidi par les deux départs au lof de L2B qui a décidé d’envoyer le spi très tôt nous patientons et les devançons sous génois profitant de leurs erreurs. Galip lui avec son geenaker (?jauge rating??) prend de l’avance... L2B et Patxi et Ladybird nous rattrapent alors car ils parviennent désormais à établir leur spi. Ni une ni deux nous envoyons la bulle jaune de Beleza, L2B et Ladybird profite encore d’un tangon capricieux sur Beleza pour nous prendre deux longueurs à l’abord de la balise 1.
Nous décidons d’affaler le spi un peu plus tôt qu’eux et nous négocions un passage de la 1 parfait qui nous permet de les coiffer sur le poteau. Nous ressortons de la manœuvre avec 5 longueurs d’avance sur la flotte de 3 (L2B /Ladybird / Patxi).
Nous n’avons pas le bon angle pour envoyer la bulle jaune mais derrière non plus, nous faisons route vers l’entrée du port en ligne droite (on retient les erreurs passées) tandis que le
groupe de trois se chamaille et perd du terrain sur nous, devant nous, Patrick Lucas avec son geenaker qu’il a du mal à établir perd un peu de terrain mais sa marge reste confortable.
Voilà maintenant l’entrée du port et l’angle au vent nous permet d’envoyer la bulle pour viser la ligne d’arriver avec un bateau comité sous le vent de la bouée, étrange vous dira sûrement Calinoo) derrière le groupe « L2B » envoient aussi leurs spi mais la messe est dite nous coupons la ligne en 3ème position.
Après un affalement de spi et un prise de ris, nous refaisons route vers la 1 sur un grand bord de près en  débriefant cette magnifique régate qui a encore vu Patrick nous donner une leçon. Je re dépose mon équipage à Piquey après avoir tout affalé, et rejoins mon port d’attache au moteur vers 20h. Grosse journée sur l’eau et plein de joyeux souvenirs en tête, quelque peu gâchés par la disparition de ma poignée d’embrayage sur le moteur?? 
Il est temps d’aller dormir.... Nous regrettons de n’avoir pu dé briefer avec nos comparses autour d’une bière après cette régate, mais la route du nord est longue au retour d’une régate. Merci à tous pour vos participations et à très vite !
Bravo aux champions !!!
Cordialement,  Florian  Darribat

A bord de Ladybird    (Jean) :
De quel côté partir ? on décide … comme presque tout le monde de partir au bateau comité
Bon départ, proche du jeune Florian et on vise les piquets…
On vire et la pelle du gouvernail se relève…le temps de redresser le bateau et de repartir les autres n’ont pas attendus.
Pas grave on va les rattraper …ou pas. Mais non tout le monde va plus vite et cape mieux.
C’est décidé je vends ce bateau qui n’avance pas. Ce n’est bien sûr pas ma faute.
On arrive enfin à la 6, avant dernier JOUET et les copains sont bien loin devant mais ils sont partis sur la droite.
Lors de la DUO avec Chantal, elle m’avait bien expliqué (ou j’ai cru comprendre) qu’il y avait plus de jus sur la gauche et puis on a plus rien à perdre…Pouch Pouch d’ailleurs a viré, nous passe devant ( sans rigoler) et nous met un vent. On vise la 8 sans avoir donc à virer et l’option gauche nous a souri puisque on a rattrapé quelques bateaux.
On voit les premiers passer et partir vers le coté Île. On continue vers le coté nord du chenal de l’Île et on rattrape une partie de la flotte.
Au débridé après la 10 on n’est pas si mal. Loin derrière les futurs champions mais on a rejoint Patxi, Belleza, Bonaire.
C’est décidé, je vends plus ce bateau. On envoie le spi. Correct sans plus et Patxi nous passe en rigolant…
Chassé-croisé en milieu de peloton et la balise 1 approche. On affale dans la cohue et après quelques figures de style on repart vers le long bord de descendant.
Un peu pointu au début et pas mal de vent (Léon a mesuré à 23 nœuds).
Je remets le spi dans son sac, plus ou moins bien…plutôt moins bien d’ailleurs, car lorsque nous sommes à nouveau « spiables », et que nous le ressortons il y a des nœuds partout.
C’est pas ma faute, je vais revendre ce spi qui fait des nœuds tout seul.
Les autres nous ont pas attendus et j’apprécie pas ce manque de solidarité.
On finit par passer la ligne ; 5 ou 6 ème et on pleure doucement.
On a séché nos larmes devant les bières et on a quand même arboré nos beaux polos noir siglés.
Super régate avec tous les amis.
C’est décidé, je garde le bateau et je m’entraîne pour la prochaine
Jean

A bord de Calinoo 2   Cdt Al@in  :
Bjr Gilles, j'espère que tu vas sortir en pleine forme de cette quatorzène, sans trop de séquelles, et que tu seras bientôt sur l'eau. En qq mots, voici mon vécu. 
Calinoo à fait un départ correct dans la seconde partie d'un troupeau bien formé. Avec Sébastien Chevrier nouveau membre, nous avons fait une bonne équipe, mais il fallait être 3 cette après midi. Je vais régater sur son 680 à Cazaux ce dimanche avec mon spi pour lui rendre le besoin d'équipier. 
Lors des premiers bords, j'ai eu la surprise d'être en concurrence avec Bonaire, mais cela n'a pas vraiment duré ! Dans Mapouchet j'ai perduré à longer le piquets côté tribord en rasant la M, la 7, mais je n'avançais pas, un contre courant probablement pour un près serré, ce n'était pas la bonne option, car Pouch pouch me talonnait, avec des bords de travers il a fini par prendre le devant. C'est dans le chenal de l'île que la régate a dû se faire pour chacun de nous, car plus on avançait vers la presqu'île plus il fallait virer bord sur bord, avec de fortes rafales. 
J'ai gagné ma place au classement, bon dernier des Jouets (comme d'hab) lorsqu'une tête de gros piquet de parc est apparu émergeant de très peu à 1 mètre de l'étrave. Aucune hésitation, abattre en grand brutalement pour limiter les risques de casse. L'abattée sauvage dans ces conditions de vent, et le génois à contre et concurrents à éviter, ont éteint toute velléité pour gagner une place . 
Nous sommes restés avec les moins rapides (qq voiliers perdus en sous équipage, ou moins aguerris) pour descendre le long de la presqu'île et envoyer le spi. Là encore nous n'avons pas été très bons, car je ne l'avais pas porté depuis au moins trois ans, j'ai passé trop de temps avec les bouts dessus dessous pour être dans le coup. J'ai viré la 1 au sud de l'île, avec un bel empannage, mais le vent ne nous a pas permis de le garder malgré nos efforts. À l'affalement pareil, la performance n'était pas là. Pour finir en beauté, nous avons passé la bouée d'arrivée du mauvais côté, nous avons fait un petit demi tour pour finir proprement ! 
Avec Sébastien nous avons passé une bonne après-midi, un nouveau Jouetiste certes mais un marin averti, un Quadra très sympa. 

À bientôt Gilles. Amitiés Al@in 

Cet assemblage de témoignages "sur le vif"  fera office de CR, merci à tous les rédacteurs pour votre sportivité sur l'eau et votre talent d'écriture.  JCF (05/09/2020)

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Régate du dimanche 06 septembre 2020 " la Route de l'Huître" au CVA  (comptant pour le gain du  Trophée JCF 2020)

GILLES LE RETOUR ! Comme skipper de Léon et comme rédacteur en chef !  C'est avec joie que je vous communique ci dessous son compte rendu.  JCF

  Après une courte suspension, je reviens à La Gazette pour un petit compte rendu de la régate Route de l’Huître organisée par le CVA le dimanche 6 septembre.
Ayant donc manqué l’étape de la semaine dernière, la 6.80 connexion (qui a été cette année un tour de l’Île aux Oiseaux dans le sens anti-horaire), il m’apparaît important de célébrer notre nouvelle championne Nelly sur Genius, qui a débuté la voile sur le tard et qui à force de travail, d’opiniâtreté et de persévérance est parvenue à ce formidable résultat. Tous les copains m’ont fait part du plaisir qu’ils ont éprouvé à cette 6.80, qui s’est déroulée avec une météo musclée (rafales jusqu’à 23 nœuds), mais avec surtout des vents tournants et très instables, qui permettaient des options très payantes ou très pénalisantes, mais avec quasiment toujours une navigation en flotte avec des changements permanents de position, donc à refaire, et encore toutes nos félicitations à cette nouvelle gagnante de régate. En effet cette année les régates ont consacré à chaque fois un vainqueur différent, ce qui fait que les épreuves restent très ouvertes et que tout le monde a sa chance (bienvenue à ceux qui voudraient s’initier, le Bassin d’Arcachon reste un terrain de jeu très agréable…)
Un remerciement à tous ceux qui ont bien voulu raconter leur régate-aventure et qui nous a valu peut-être le plus beau compte rendu de la saison…

  Retour à la Route de l’Huître qui n’échappera pas à la règle et a consacré un nouveau vainqueur cette année.
6 Jouët participaient :

Galip skippé par le professeur et secondé par ses fidèles lieutenants marins émérites Paul et Paulin (du lourd)

Patxi skippé par la force basque et secondé par Yannick et un copain (toujours du lourd)

Ladybird skippé par Jean et aidé par des nordistes de qualité en la personne de Patrice W. et Pierre B. (déjà vainqueur cette année, donc encore du lourd))

Bonaire skippé par Laurent (multiple champion Jouët) avec Jean-françois et un nouveau venu comme équipier (encore du lourd)

Pouch-pouch skippé par Sébastien « le jeune », la valeur montante des Jouêt, épaulé par son père Marcel que je salue

Léon skippé par moi-même bien aidé par le « corsaire » Patrice M.  

Parcours :
Le classique tour de l’ile aux oiseaux mais dans le sens horaire cette fois, avec départ à 14h.
Météo :
Plutôt ensoleillée, vent fort oscillant entre NW et NNW, avec entre 10 et 14 nœuds établis et rafales à 26 nœuds.
Coef 75 BM à 14h30 ;
Assez peu de bateaux au départ avec comme toujours les habitués des régates du CVA, ce qui donne pour notre groupe 1, un 5.90 ( Clonic il me semble), un Seascape, un First 21 et peut -être quelques autres.

  Au départ à l’heure, le meilleur départ est pris par Ladybird suivi par Léon, puis Bonaire , puis Patxi , puis Galip, puis Pouch-Pouch.
A la bouée des Hosses, Ladybird a 50 m d’avance sur Bonaire collé par Léon, et très près Patxi, puis un peu plus loin Galip, puis Pouch pouch.
Aux Hosses, le pauvre Bonaire est pris en sandwich par 2 bateaux qui essayent de virer la bouée (le 5.90 et le seascape ) et tous 3 se percutent ainsi que la bouée ce qui leur fait perdre du temps et Léon passe.
Grand bord de prés jusqu’à la 1, qui donne à la 1 : Ladybird toujours ses 50 m d’avance sur Léon, 20 m derrière regroupement avec Patxi suivi de Bonaire, Galip et Pouch-Pouch.

Au virement de la bouée 1 le vent est très fort (entre 20 et 25 nœuds et instable), et alors c’est là que va se jouer la régate pour nos Jouët. Impossible de remonter le chenal de Claouey sans tirer des bords, et c’est celui qui tirera le moins de bords qui gagnera…
A ce petit jeu Ladybird se débrouille pas mal mais Léon l’a dans le collimateur et Patxi s’est laissé distancer par rapport au reste de la troupe et est bord à bord avec Léon - Galip, Bonaire puis Pouch-pouch se sont également fait distancer tout doucement dans ce gros temps.
Si bien qu’à la 2A c’est toujours Ladybird en tête qui voit fondre sur lui Patxi qui à la régulière distance Léon, puis belle bagarre entre Galip qui essaye de mettre au point son spi asymétrique et Bonaire le tout sous l’observation de Pouch-pouch tout prés.

A la 9 Ladybird toujours en tête voit arriver Patxi et Léon. Devant Ladybird il y a le First de Thierry Boulard et le 5.90. Et alors Thierry Boulard met le spi dans le chenal de l’Île, mais ça se passe mal, il part plusieurs fois au lof et donc Ladybird, Patxi et Léon sont prêts à envoyer mais attendent que le vent se régularise ( à peu près 12 nœuds irréguliers) et en profitent pour passer le First. Puis c’est Ladybird qui envoie tout de suite suivi par Patxi et Léon. Et 50 m plus loin le 5.90 qui était devant Jean et a envoyé le spi en même temps, se couche sur une rafale, 10 secondes plus tard le cockpit est rempli et le bateau coule laissant effleurer un tout petit morceau de coque sur lequel se réfugient les 3 marins sans gilet… Heureusement plusieurs bateaux moteurs s’arrêtent et recueillent les naufragés.

Arrive le Congre et l’empannage de spi, Ladybird en tête rate son empannage, une écoute se décroche du spi et tout de suite Patxi et Léon qui ont réussi leur empannage passent.
Patxi à la régulière comme un diesel a pris 50 m à Léon, mais Ladybird avec génois est dans le tableau arrière de Léon. 
Arrive la 6 bis avec donc nouvel empannage de spi, et là, Patxi empanne à la perfection et va donc gagner la régate, puis arrive Léon avec 15 m d’avance sur Ladybird, et catastrophe je rate l’empannage complètement, gros coquetier et donc Ladybird nous repasse sur le fil, puisque nous n’avons plus que la grand-voile. 
Plus loin grosse bagarre entre Galip et Bonaire qui tournera pour trois fois rien à l’avantage de Galip, et puis Pouch-Pouch qui est resté en observateur de cette bagarre tout le long.

Donc toutes nos félicitations au nouveau vainqueur de l’année, Joël de Patxi qui a été d’une constance permanente et n’a fait aucune erreur.

  Au debriefing les gosiers se réhydratent et les langues se délient ; tout le monde est bien sur très choqué d’avoir vu un bateau couler, mais rassuré qu’il n’y ait pas de blessé.
Puis le professeur nous explique qu’il était dans un jour sans avec de mauvais choix mais qu’en y réfléchissant, il aurait fallu prendre un ris et mettre un solent comme Sébastien de Pouch Pouch. Lorsque je lui demande pourquoi il n’a pas mis de ris je sourie lorsqu’il me dit que pris dans le feu de l’action il n’y avait pas pensé, ni moi non plus d’ailleurs. Il est vrai qu’avec ce gros vent on a eu beaucoup de mal à ne pas partir au lof et les grosses pelles sur safran métallique ont bien aidé, et moins de 2h30 pour faire le tour de l’Île me semble un bon temps.
Sinon je suis très fatigué comme après chaque régate et je suis rassuré lorsque plusieurs d’entre nous me disent que c’est pareil pour eux.

  Donc une formidable régate et un nouveau gagnant Joël « la force Basque » que nous saluons tous.
A bientôt pour de nouvelles aventures sur le bassin d’Arcachon.
   Gilles

 

Régate dite "Duo BRU 2ème" au CVA,  du dimanche 20 septembre 

Amis Jouêtistes épris de sport, bonjour, voici le compte rendu de la régate CVA du dimanche 20 septembre appelée Duo Bru, 2° course.
Tout d’abord, quelques mots pour vous dire que l’association Jouët 6.80 que je représente à travers cet écrit, est en réflexion pour le pôle régate, en vue de promouvoir cette activité et de la rendre accessible et attrayante au plus grand nombre des adhérents de l’association.

  Duo Bru 2° course dimanche 20 septembre départ 13h30.

B.M. 14h29 coef : 111 , 
Métèo : Pluie annoncée et finalement ciel chargé mais pas de pluie.
Vent classique NNW modéré, en moyenne 7 nœuds avec quelques rafales 13 nœuds, mais très instable et tournant.
Parcours : Le classique Tour de l’Île aux Oiseaux dans le sens horaire

  Participants :
-
Genius de Nelly (notre championne 2020 de la 6.80 Connexion) avec Marcel ( un nordiste passionné de voile doublé d’une grande gentillesse)
- Ladybird de Jean Laugar avec Patrice W. (le nordiste « mercenaire » équipier)
- Patxi skippé par la force basque, j’ai nommé Joël Garay, épaulé par son fidèle Yannick
- Émile Bourgadion skippé par Jacques Migné, notre président et marin passionné, aidé par Pierre B. ( un homme de l’aéronautique venu à la voile)
- Bonaire skippé par Laurent Berton, au formidable palmarés depuis 20 ans qu’il fait de la voile et pilier de l’association pour le pôle régate qu’il ne cesse de promouvoir, aidé par un « jeune » Thomas qui découvre la voile.
- Léon skippé par moi-même et aidé par Jean-François passionné par tous les sports véliques et devenu un technicien incontournable de notre association 

  Départ 13h30, et nous savons tous qu’il ne faut pas traîner sur ce long bord de près jusqu’à la une, car à la bascule, passé 14h30, avec vent et courant contre on n’avancera plus Donc départ très difficile car le vent est de face et c’est donc virement de bord à profusion en cherchant si un côté sera plus profitable qu’un autre.

A ce petit jeu c’est Ladybird pourtant bien marqué par Patxi, qui s’en sort le mieux et rapidement, il y a Ladybird et Patxi pas loin, puis un peu plus loin Bonaire esseulé, plus loin Léon avec Emile et Genius tout prés.
Avec les multiples virements et options, c’est un peu la roulette russe et à ce petit jeu, Jean sur Ladybird s’en sort bien et pense avoir eu plus de vent sur ses choix et c’est donc lui qui vers 14h30 passe la 1, puis 100 m plus loin Joël de Patxi arrive tout en ferraillant avec d’autre bateaux du groupe.

100 m après c’est au tour de Bonaire de la virer avec difficulté car le remontant est là, et Léon bien inspiré et sur un autre choix de route recolle au virement de la 1 à Bonaire qui n’a plus que 50 m d’avance. Plus loin Genius et Emile (que Genius a passé un peu avant la une), ont dû « galérer « pour passer cette une vers 14h45. A l’avant Ladybird conserve son avance tout au long de la route de retour pour finir second au général et premier Jouët . Derrière Patxi se bagarre âprement avec plusieurs autres bateaux du groupe et il finit 3° au général coiffant le 4° d’une seconde à l’arrivée (chapeau l’artiste). Puis derrière, Bonaire a tenu sa place devant Leon avec une forte combattivité, l’écart a fluctué de quelques mètres à 100 mètres en fonction des réglages ou des affalages de spi ou d’empannage et il finit septième de la régate à 3 mn de Patxi, puis Léon arrive 8° à 40 secondes de Bonaire. Suivent plus loin Genius et Emile un peu distancé.

Au final, je retiens le magnifique parcours cette année de notre ami Jean sur Ladybird qui ne cesse de gagner (mais où s’arrêtera-t-il ?), la magnifique constance de Joël qui ne s’en est pas laissé compter, la belle défense de Laurent qui a tenu sa place tout du long et qui s’est autorisé la sportivité d’indiquer la route à Léon lors d’un passage difficile.

Encore un très bon moment sur l’eau dans un cadre magnifique, avec un pot de debriefing au CVA bien sympathique.

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Régate du  samedi 26 septembre 2020  au CVA : 
"Entre Bancs et Esteys" comptant pour le gain du Trophée JCF 2020

Chantal communique :  :
J'avais dit hier que les prévisions météo étaient prévues instables, ce fut le cas.
J'étais sur Génius. Une certaine inspiration a fait qu'aujourd'hui, c'est Nelly qui barre.

Vent faible, au près  BA, un peu en retard à border le génois, je ne pensais pas qu'on avait encore un courant contre, mauvaise appréciation de ma part. On ne va pas très vite, petite modif des réglages, ça va mieux. Nos copains sont tous là, ils nous entourent.  Le vent oscille, se cherche, Nelly écoute Papi, cherche ses positions ....et les brins de laine. Papi balance entre explications, et bascules de vent, évitons les "poufs", mais le ciel est d'un gris très peu nuancé. J'ai mon moment de rêverie, j'admire la couleur de l'eau, presque vert émeraude et dans la valse des virements, je songe au large. Mince, on a un peu trop poussé ce bord, et nous voilà à la 13 derrière Patxi et Ladybird. Une molle les a stoppés juste après en plein cafouillage d'envoie de spi. Notre jeune barreuse perturbée ne suit pas la trajectoire de nos rêves, l'envoie du spi n'est pas celui des siens, on n'a rien vu dans notre cafouillage, et c'est Galip qui en profite. Notre tangon à "maté", le curseur descend de 60 cms environ sur le mât, impossible de bien régler le tangon, une bouffée de vent et plouf le spi dans le cockpit. Le génois débridé, on caracole avec Galip vers la 14, mais il prend fièrement la tête avant celle-ci. Les copains s'approchent avec Léon qui galope comme un fou. Et comme on est motivé, on ne voit pas la réduction de parcours à la 14 et c'est à fond qu'on glisse tous le long de la côte vers le club. J'admire le blanc de la mer, un vrai jupon, un froufrou (mais où je vais chercher ça ?), ah! le spi est instable dans cette circonstance, je suis à l'écoute et oublie mes poésies en voyant les copains remonter. A la bouée de club, pas de comité, alors on continue, mais pas de bouée des hosses dans le rideau blanc, finalement ...on s'est fait du rabe. Bravo à Nelly qui a réussi à faire sa régate "femme à la barre" avec un jour d'avance. Elle est maligne. Moi, je me suis bien amusée, et j'étais sèche sous mes vêtements de mer (ce qui n'était pas le cas de tout le monde). Bon, je vais aller dormir bien au chaud dans mon lit avec les souvenirs de toutes ces navs bien arrosées. Amicalement à tous (demain je tricote en pensant aux Benaises).  
Chantal

Et Gilles raconte bien content d'être arrivé ! :
 Mêmorable !!!
  Parcours : un parcours dans le Teychan. Globalement départ CVA, aller virer la 13 et retour CVA.
Météo : pluie permanente, avis de grand frais, ciel bas et vent instable et tournant, allant de pétole à rafales jusqu’à 20 nœuds.
Départ : 14h, PM : 14h28, Coef : 41.

  Participants :

 - Genius barré par Nelly qui a recomposé l’équipage vainqueur de la 6.80 Connexion, avec l’un des marins les plus titrés du Bassin : Patrick Poumeyrol, qui a la gentillesse de naviguer sur nos Jouêts, accompagné par Chantal Pivert, marraine de l’asso ayant une grande expérience de la régate à un bon niveau.
- Patxi skippé par Joël, la force Basque, avec son fidèle Yannick et un nouveau venu, Christophe à qui je souhaite plein de bonnes choses, et qui a été servi.
- Ladybird skippé par notre ami Jean aidé par Joël A., de retour sur notre terrain de jeu entre 2 convoyages, lui qui connaît parfaitement le Jouët.
-
Bonaire skippé par notre champion Laurent qui est en train de transmettre ses connaissances à Thomas, lui aussi un nouveau venu qui apprend vite, et qui est devenu un très bon équipier.
- Pouch-Pouch skippé par la famille Rebillard, Père et Fils, Sébastien et Marcel, une fois de plus présents dans des conditions dantesques et dans le coup…
-
Léon skippé par le « corsaire » Patrice M. et moi-même.

  Au comité de course du CVA, notre président d’Asso : Jacques Migné à l’origine du parcours et qui a été avec nous sur le parcours dans le bateau comité, à se faire tremper dans des conditions très difficiles. Nous te remercions tous Jacques pour ce magnifique moment.

  Départ à 14h, sous la pluie mais avec peu de vent et très instable, alors orienté NW.
C’est donc la valse des virements de bord sur cette fin de remontant très pluvieuse.

Dés le départ c’est Patxi et Ladybird qui font un petit écart suivi par Bonaire, un peu plus loin, Genius et Leon se croisent aux virements, avec Pouch-Pouch tout prés.

A la 15 qu’il faut laisser à bâbord, le vent est très instable mais parfois assez fort, et ne parlons pas du ciel bas et de la pluie intense, et c’est Ladybird qui est devant, 20m derrière Patxi, 50 m après Bonaire, puis plus loin toujours Genius avec Léon et Pouch_Pouch pas loin. Pour rejoindre la 14, le vent étant devenu Nord il faut tirer des bords, et à ce petit jeu, une fois de plus c’est Ladybird qui vire le premier, toujours suivi par Patxi, puis Genius et Leon qui ont passé Bonnaire qui s’est retrouvé pendant 2-3 mn dans une zone sans vent alors qu’autour de lui tous les bateaux avançaient, puis Pouch_Pouch. Rejoindre la 13 est une formalité, sauf que pour Ladybird et Patxi qui enroulent la 13, une molle survient, ce qui fait qu’ils n’avancent plus contre le courant, et que leur spi faseye. Arrive Genius avec Léon, et c’est alors que le vent reprend sous forme de rafales en plein travers des bateaux. Patxi et Ladybird ne parviennent pas à stabiliser leur bateau avec le spi, ni Genius, et c’est le bateau d’un copain « G » qui fait la régate avec nous et qui était derrière moi, qui enroule à la perfection la bouée et envoie le spi en suivant qui prend la tête.  
Pendant ce temps Patxi, Ladybird et Genius ont affalé le spi et repartent au génois débridé. Sur Léon suite à une erreur de ma part nous n’avons pas pu établir rapidement le spi, mais nous y sommes cependant parvenus. Ce qui donne, « G » en tête avant la 14, 50 m derrière Genius au génois, 10 m derrière Léon au spi qui remonte, puis à 100 m, tous au génois, Ladybird, et 100 m après Patxi et un peu plus loin Bonaire et Pouch-Pouch. Dans des conditions dantesques avec vent tournant rafaleux, pluie très forte, tout ce petit monde est en moins de 300 m. Chapeaux les artistes. 
Arrive la 14 que « G » vire en tête avec 50 m d’avance sur Genius, qui a dans son tableau arrière Léon qui se met à sa hauteur lorsqu’il hisse son spi au virement de la 14. Puis arrive « l’armada » Ladybird, puis Patxi, puis Bonaire et Pouch-Pouch. C’est alors que dans une atmosphère surréaliste, avec un vent aux alentours de 12-14 nœuds, très instable, une pluie intense, que la visibilité tombe comme si l’on était à la tombée de la nuit. Les bateaux filent à 6 nœuds à leur vitesse de carène sur ce bord de portant, et ne se lâchent pas. Quel beau spectacle que tous ces spis regroupés dans la tempête. Sur ce bord de prés Genius et Léon sont restés côte à côte tout du long, avec ce phénomène de yo-yo que nous connaissons tous où c’est l’un puis l’autre qui prend un demi-bateau d’avance sans que l’on sache pourquoi. 
Au virement de la bouée club où personnellement j’espère qu’il s’agit de l’arrivée tant je suis fatigué par ces conditions, on ne voit pas de bateau comité, et on se dit il faut poursuivre et faire la dernière boucle, aller virer la bouée des Hosses et retour -arrivée CVA. C’est donc « G » qui vire avec ses 50 m d’avance la bouée club, puis Léon accompagné par Genius, puis Ladybird qui est revenu sur le bord de près de 50 m, puis Patxi et tout près Bonaire et Pouch-Pouch. Afallage du spi et re bord de près vers les Hosses dans une tempête de pluie crépusculaire. Et finalement c’est « G » qui arrête car il ne trouve pas la bouée des hosses qui a été retirée devant la météo trop perturbée. 
On appelle le comité de course qui nous dit que le pointage de la 14 est retenu pour le classement de la course. Mais les pauvres Bonaire et Pouch-Pouch, un peu en arrière par rapport aux autres ne voient pas avec le manque de visibilité les premiers rentrer au port et ils cherchent désespérément la bouée des Hosses tandis que la pluie redouble et que le vent monte au-delà de 25 nœuds lors des rafales. Laurent dira très bien que cela commençait à devenir dangereux et ils rentreront tout deux au port fourbus, trempés, mais contents d’être rentrés sans casse.
Donc Un grand bravo à Nelly sur Génius qui réitère sa victoire dans des conditions météo apocalyptiques.

  Au total une après-midi mémorable pour moi que je dédie à tous les participants, car c’est la présence de tous qui a permis la réalisation de ce moment alliant une météo d’outre-tombe, une épreuve sportive, l’esprit d’équipe et une aptitude à se débrouiller avec ces multiples éléments.
Donc encore un grand merci à tous, et au plaisir de se revoir pour de nouvelles aventures aussi mémorables…

Gilles

Magnifique et merci pour ces récits, vous avez vécu un moment unique avec vos bateaux. Bravo à tous les équipages, je crois que pour mémoriser vos exploits, ça vaut le coup de reporter dans la gazette, exceptionnellement, le tableau CVA des résultats. Ainsi, plus tard, quand le soleil brillera à nouveau sur ce Bassin et pour l'"Histoire",  tous les équipières et tous les équipiers pourront dire à leurs petits enfants : 
"tu vois petit, j'y étais !"    
Notez bien z  les noms de tous les acteurs sur les bateaux y compris au comité de course ... les temps, les vitesses, tout est formidable    BRAVO !  
JCF 

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(annulée météo) BACAC  dite du "Trophée de la Benaise" le dimanche 27 septembre 2020  (femmes jouëtistes à la barre) à l'occasion de la journée "femmes à la Barre" du CVA  ....

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Le "portefeuille des prochaines régates  dans le cadre de la saison 2020 (ça a repris FORT !!!) :

        


Régate du  samedi 25 octobre 2020  au CVA : la DUO BRU 3ème

Régate du  dimanche 22 novembre  2020  au CVA : "Jetées et Bottes Fourrées" comptant pour le gain du Trophée JCF 2020

                       etc.  ...

 

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